mercredi 16 mars 2016

Trail des poilus : une nouvelle aventure !

Hey Mag, si je débarque ce soir, quelqu'un vient me chercher ?
Ben bien sûr ! On fera en sorte de venir te chercher et de te loger !




Il n'en fallut pas plus pour m'embarquer dans ma première aventure avec les allumés du team St-Yorre ! Et quelle aventure !!!

Mais commençons par le début ! Mardi 8 Mars 2016 (jour à graver dans le marbre), alors que je travaille à Paris devant un chef anglais, je reçois à la fin de ma pause un message de Magalie (team manager du team St-Yorre) me disant : «  Bon... Je crois que tu vas devoir rajouter quelques hashtags à tes sorties. » Sur le moment je n'ai pas saisi son message car je bossais et le programme était exigeant, mais après quelques échanges, j'en savais plus ! Le team Saint-Yorre m'avait choisi pour partager leur aventure extraordinaire !

Je savais qu'au niveau perso 2016 allait être une année de dingue mais là... Wahooo ! Là, c'est la chantilly sur la cerise qui est sur le chocolat qui est sur les cacahuètes qui sont sur le gâteau !!!
C'est fou ! Moi qui il y a à peine deux ans pensais que la course à pied n'était absolument pas pour moi, j'allais en ce début 2016 intégrer une telle aventure !

Bref autant vous dire que si à ce moment là j'avais pu me mettre tout nu et faire la danse du soleil, je l'aurais fait cash !
Mais bon il paraît que les chefs anglais n'aiment pas trop ça...
Je réussis donc tant bien que mal à cacher ma joie et laissai exploser mon bonheur à la sortie où je pense que les gens dans la rue m'ont pris pour un illuminé (vous savez, celui qui est dans le métro et qui parle tout seul...).



Après quelques présentations par le biais d'internet et quelques discussions avec la joyeuse bande qui compose le Team, j'appris qu'ils se réunissaient ce week-end même à Lille pour le Trail des Poilus, mais la garde de mes neveux allait me retenir et je voyais donc ce moment me passer sous le nez avec désolation.

J'ai donc poursuivi ma semaine comme prévu, avec un entraînement le samedi sur la piste de Vaise avec TrailOutdoor69, pour un difficile et éprouvant 6x400m à un bon rythme, me sachant plutôt libre le reste du week-end

Mais ! Car vous vous doutez bien qu'il y a un mais ! C'était sans compter sur la rencontre avec mon frère le midi qui allait changer la donne. En effet, alors que je passais lui prêter une ceinture de course, il m'informe que je peux lui laisser nos neveux le samedi soir si je le souhaite et décoller sur Lille ! Il n'en fallut pas plus ! Directement je téléphonai à Magalie pour savoir s'ils étaient ok pour m'accueillir et dans la foulée je prenais un billet pour le bonheur ! 

 


En effet, après trois petites heures de TGV, j'arrivai sur Lille et fus accueilli aux petits oignons !
Dès le début, je rencontrai tout le monde : Magalie, Olivier, Cécile, Quentin Pierre, Muriel, Geoffroy, Aurélien et j'eus même la chance de rencontrer Sylvain et Charles en même temps, sans oublier Victor !




 


La soirée fut assez courte car le lendemain il y avait la course mais elle fut très riche en rigolades et en partage ! Ça y est, je suis dans le bain, cette aventure va être extraordinaire et je réalise ma chance. J'en ai les larmes aux yeux mais je le cache, j'observe, et j'écoute !! C'est réel !





Bref c'est presque l'heure d'aller au lit et je décide donc de m'engager le lendemain, non pas dans l'armée mais sur la route des poilus afin d'accompagner Muriel et Magalie (sur son premier trail) pour vivre pleinement mon week-end !
Au lever on est déjà dans l'ambiance, on déjeune tranquillement en blablatant et en savourant les délicieux œufs des poules de Geo. Olivier (sur le 51km) et Cécile (sur le 28km) auront une belle matinée bien remplie ! 



On rejoint les autres au chalet où ils logent, on finit de se préparer et on va chacun rejoindre son lieu de rendez-vous pour prendre le départ de nos courses respectives.




Après un départ à 9h40 pour Pierre et Cécile sur le 28 km, l'heure de notre course à nous sonne.

Fini le blabla, on est dans le sas, on est au taquet. L'objectif pour nous est de finir avec Magalie et qu'elle passe un bon moment ! Après quelques kilomètres qui se déroulent au top, on n'en doute pas avec Muriel : notre Magalie finira avec panache ce premier trail ! On court donc en discutant et en rigolant. Au kilomètre 5, on rencontre Geo, Quentin et Victor qui sont là pour nous encourager et nous prendre en photo.

On avance, on avance, on avance, c'est une évidence ! Magalie nous épate, elle relance et se permet même des petites pointes en descente  !

On arrive au kilomètre 10, là c'est le ravito, Magalie prend un coca et nous continuons notre chemin. Certains médisants la disaient finisher en trois heures (hein Aurélien) mais c'est sûr qu'elle fera moins.

Chemin faisant, on continue à l'encourager et on se laissera même surprendre par le bramement d'un cerf à plusieurs reprises ! Que voulez-vous, ces sous-bois sont vraiment mystérieux et imprévisibles !

Après quelques centaines de mètres, on commence à se faire rattraper par le premier du 28, puis le deuxième, le troisième, le quatrième et là, le miracle se produit : tenant une forme olympique, on voit Pierre arriver frais comme en 14, tel un poilu répondant à la mobilisation ! Il m'épate, je lui soupçonnais des talents de bon coureur mais là, 5e, chapeau ! Nous l'encourageons donc à fond et continuons notre course .

Magalie m'impressionne, elle avance à un bon rythme pour un premier trail et ne rechigne (pas trop) à la tâche. Chemin faisant, les kilomètres défilent, on se relaie avec Muriel dans les encouragements, ça monte, ça descend, ça remonte, on court, on marche, on relance, et dans la dernière montée, on a la chance de voir une belle biche passer juste devant nous ! Décidément la faune locale est bien présente !

En attaquant les derniers mètres, on aperçoit Aurélien venu à notre rencontre, c'est bon, c'est la fin, encore quelques virages, une grande ligne droite, et c'est l'aboutissement de ces 17km, sous les encouragements finaux de Geo, Victor, Quentin, Pierre et Aurélien. Mag retrouve une fougue de lionne et effectue une fin endiablée qui la mène sous l'arche de la délivrance !
10 mètres… 5 mètres… 1 mètre... C'est fait !!!!!! La voilà finisher en 2h40 pour son premier trail avec une distance de 17... Euhhhhhhh... 19 km et 500D+.




 

Elle l'a fait, on est fier, on apprend par la même occasion que Pierre a fini 4e et premier V1, et quelques minutes après, c'est Cécile qu'on voit débarquer. Wahooooooooooo ! Chez Saint-Yorre une chose est sûre, c'est que ça va fort ! Ils ne sont pas là que pour rigoler !!! L'ambiance est au top, on papote et on apprend que Sylvain est 3e du 51km. On se met donc le long de l'arrivée et on l'accueille comme il se doit ! 






L'heure tourne et malheureusement, les 6 heures de route qu'il nous faut pour rejoindre Lyon ont raison de nous et c'est avec regret que nous partons, nous ne verrons pas l'arrivée de Seb et Olivier... Mais en descendant rejoindre la voiture, nous apercevons Oivier passer, il court et finira  !!! Au top !!! Un carton plein !

Pendant tout le trajet, j'apprends à découvrir Muriel et Pierre, deux personnes vraiment adorables avec qui je pense que je vais passer de super moments !
Bref, arrivés à Lyon, on se jette sur une super frite de Binjes and Zoet avant de rentrer goûter un repos bien mérité !

L'aventure Saint-Yorre a donc bel et bien commencé... Maintenant je suis pressé d'être fin mai pour qu'on se retrouve et pour continuer à les découvrir et à partager de nouveaux beaux moments avec cette petite famille.




Merci à vous Magalie, Olivier, Cécile, Muriel, Pierre, Quentin, Sébastien, Aurélien , Geoffroy et Guilaumede m'avoir offert cette chance de vous rejoindre. J'en suis vraiment touché et je suis persuadé que ce n'est que le début d'une magnifique expérience qui va être ENORRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRMEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEE !

Un énorme merci à Richard Wasiak pour les photos , à Trailoutdoor69 pour les entraînements et à mes nouveaux partenaires St-Yorre , Hoka OneOne , Akileine , Thyo

dimanche 6 mars 2016

Le Déluge des Monts d'or

- Hey David ! Si je te dis que je suis dispo pour les Cabornis tu me crois ?
- Eh bien tu cours le dimanche !



Il n'en a pas fallu plus pour que je me réaligne sur un nouvel objectif pour 2016, le fameux trail des Cabornis et son magnifique tracé dans les Monts d'Or (notre petite montagne à nous, Lyonceaux, que nous sommes). Je me mis donc dans l'idée de courir cette course pour moi et affinai une petite préparation aux oignons en laissant de côté le régime -ette pour m'affûter un minimum et en me calant quelques séances de vitesse, histoire de voir comment pourrait tourner mon fameux moteur diesel. 
Dès les premières séances de piste, je m'aperçois que sous mon capot de Simca, le moteur n'est pas trop useless et qu'il va me permettre en 2016 de tourner pour une belle saison si je l'entretiens et le lustre un minimum, en évitant cette année de le laisser de côté en privilégiant la carrosserie. 
Là t'es en train de te dire le Mamath il vrille une pile, il pense ouvrir un garage ou bien ? Eh bien... non ! Je m'aperçois juste que j'ai quelques possibilités qui vont me permettre de mener à bien mes objectifs 2016 en me faisant méga plaisir et ça c'est super chouette !
Mais revenons à nos moutons, enfin... à nos Cabornes. Après donc deux semaines de préparation avec Trailoutdoor69 et dans mon coin, je suis de plus en plus impatient d'en découdre avec ce beau terrain de jeux. Tout semblait alors se présenter sous les meilleurs auspices, la mise en pause de mon régime -ette remplacé par une petite détox de pommes (qui m'a valu bien des marrades) couvert d'un bon apport journalier en Saint-Yorre marchait plutôt pas mal !


L'échéance arrivant à grands pas, le jeudi soir avant les Cabornes je reçois un coup de téléphone de mon grand frère me suppliant de venir le samedi matin avec lui faire sa séance de marathon. Cela ne m'enchantait pas mais bon, son rythme est plutôt proche de celui de la tortue que de celui du lièvre, du coup je me motive et continue à garder mes principes, la famille et les amis avant tout ! Ça ne sera donc pas la course de ma vie, mais si je garde quelques balles de mon côté, je devrais quand même m'en sortir pas trop mal .
Tout cela était sans compter sur ce triste matin du 5 mars où la route était surtrempée des derniers jours et où la voiture devant moi a pillé alors que j'étais en moto derrière elle... En effet, la dernière chose de mon déménagement (hors ménage et petits détails) qu'il me restait à faire était de rapporter ma moto soit au garage, soit de la vendre. Ce jeudi après l'appel de mon frère, un futur motard m'avait appelé car il souhaitait acheter ma moto.
Bref je pense que je n'ai pas besoin de vous faire un dessin, la voiture a pilé, j'ai freiné et j'ai glissé. Heureusement pour moi, les dégâts sont plus matériels qu'autre chose. Je devais avoir un petit ange au-dessus de moi caché sous les nuages !
 
Je ne me rends donc pas encore compte à ce moment-là que je vais devoir oublier les Cabornis ! Je vais même pousser le vice plus loin, en rentrant chez moi après cette mésaventure, je me suis habillé et je suis allé faire la séance d’entraînement pour le marathon de mon frère avec lui. Je commençais à avoir quelques douleurs mais ça allait, les jambes tournaient et puis bon, se sentir vivant en courant était tellement plaisant. 

 
Je filai donc après ma séance soutenir les collègues présents sur le 11km des Cabornis avec mon petit capteur d'images et j'ai bien fait ! En effet, j'ai pu assister aux magnifiques podiums de Nicolas Rochart et de Jennifer Baudoin !! Y'a pas à dire, les copains ont la classe !! Et voir tous les autres se dépenser à fond ! Je profite aussi de cette petite visite pour tâter le terrain, c'est très gras, il faudra sortir les Speedcross si on veut adhérer un minimum aux chemins boueux des monts.


Là vous vous dites, il va encore nous raconter toute sa vie ou il va enfin nous parler de sa course ? Allez, je vous coupe le suspens
Je prépare donc mon sac avec un beau short Twin Cimalp , mon plus beau tee shirt TO69 (on représente sur ses terres), mes belles chaussettes Thyo que je ne quitte plus et mes fameuses super extra Speedcross ! Je charge mes pâtes de fruits dans mon sac et je vais me coucher car le réveil est tôt pour engager cette nouvelle journée sous les meilleurs auspices !


Le matin arrive, j'y ai réfléchi toute la nuit, je serre les dents et prends mon courage à deux mains ! Le Trail des Cabornis 2016, ça ne sera pas pour moi cette année, j'ai un gros hématome à la cuisse gauche en raison du choc et j'ai les genoux un peu touchés ! Il faut être raisonnable et ne pas couper l'herbe sous le pied de ma saison ! Je m'en vais donc à la course (j'étais chauffeur pour des collègues du club) le cœur un peu lourd mais je prends l'appareil pour immortaliser leurs moments et leur courage. 



 

En arrivant sur place, je me dirige directement vers l'organisation pour rendre mon dossard et une idée m'est venue d'un coup ! Et si au lieu de la courir je me proposais en bénévole ? La première personne à qui j'ai expliqué ça ne me comprenait pas, mais pourquoi faire ça ? Comme je lui ai dit, quitte à être là, autant vous aider si je le peux ! Après quelques passages devant les hautes instances de la superbe organisation des Cabornis by les Gônes Raideurs, il m'accepte et me trouve un super poste de signaleur sous le mont Verdun.



J'ai donc passé une super journée à encourager les copains, raconter des blagues vaseuses aux coureurs que je ne connaissais pas, discuter avec les bénévoles et c’était pile ce dont j'avais besoin après ce début de week-end un peu difficile ! Le tout a été couronné par de super performances des collègues de TrailOutdoor69 avec deux standing ovations pour Elodie Thivel qui se classe 3e derrière mesdames Lafaye et Gosselin et une super course de Steve Pinelli qui vient décrocher une 15 e place sur le 43km !!
Une chose est sûre, j'ai une revanche à prendre ! Alors messieurs organisateurs des Cabornis, je vous donne rendez-vous l'an prochain pour un 43km endiablé, et je resigne quand vous voulez pour faire quelque tâche que ce soit avec vous sur cette magnifique course !!!
Ps : Vous pouvez m'envoyer tous les tee-shirts que vous voulez, "Ma fille ne s'appellera pas Kiliane" !




Encore merci à Trailoutdoor69 pour tout ce que vous faites et ce que vous êtes, aux supers sympas Gônes Raideurs qui ont une orga de feu, à Douzaleur pour le tee shirt ,  à Magalie pour la cure detox et à vous tous pour avoir lu mes salades pendant ce petit temps !
A bientôt sur les chemins.

lundi 7 décembre 2015

Sainté-Lyon ... Une nuit en enfer

Sainté-Lyon ... une nuit en enfer :)


“ Alors cette Echappée Belle ? Bien passée ?  me demande ma mère.
- Ben écoute, je l'ai finie et c'était top , des paysages de fou et une ambiance hors normes.
- Et comparé à une Sainté-Lyon, c'est dur ?
- Comment te dire... C'est un autre monde.
- Ben pourquoi tu ne fais pas la Sainté-Lyon alors ? ”

Il n'en fallut pas plus pour que je me lance dans l'aventure Sainté- Lyon ! La Sainté-Lyon, cette course  mythique et historique qui relie Saint-Etienne à Lyon en traversant les monts du Lyonnais, la "Sainté" comme on l'appele ici, une course de nuit, souvent dans le froid et la neige, avec du verglas et des loups... Non pas de loups, je m'égare. En tant que Lyonnais, je m'étais dit qu'un jour je la ferais, alors cette petite pique de ma mère m'a dit : “Allez, c'est le moment !”

Cette course est la dernière de la saison pour beaucoup , et pour moi ce sera la dernière avant la reprise au Sancy en 2016 . Comme pour chaque course longue, elle demande une certaine préparation, 72 km sur du béton et du chemin dur, ça va taper, alors autant préparer le truc .

Une prépa qui pour moi va être aux petits oignons... mais frits ! Deux semaines avant, j'ai fêté mes 30 ans où tout a coulé à flots sauf l'eau ! Niveau plan diététique j'ai le régime “-ette”. Si certains se demandent de quoi il s'agit, c'est simple, tu composes ton alimentation quasi essentiellement d'aliments qui finissent par “-ette” (raclette, tartiflette, croziflette...), avec un mélange de la méthode Cori/Stuck, alimentation composée d'une spécialité américaine à base de pain, steak et frites... Bref, j'ai encore été optimum de ce côté-là, en finissant même par une petite Chimay d'encouragement l'après-midi du départ (au point où j'en étais, une petite mousse n'allait pas tout changer).

Assez parlé  de l'avant ...

Un CR est là pour parler de la course !

Je rejoins Chris le vendredi soir pour aller chercher le dossard, et nous voilà directement dans l'ambiance. On récupere les dossards dans la magnifique Halle Tony Garnier, ce lieu mythique de mon enfance (je suis un gône du quartier) où l'on va finir la course. Après un petit moment de découverte des stands (on a trouvé la future paire de chaussures de Marie) et quelques aller-retours pour récupérer le dossard de Chris, c'en est joué : le départ sera le lendemain soir 00h00, avec le dossard 9656 !


La tenue sera simple au vu des temperatures annoncées. Ça sera short, tee-shirt manches longues, tee-shirt du club et un coupe vent. Niveau ravito perso, des pâtes de fruit, des petits saucissons et un sachet de Dinausaurus (l'esprit du T-Rex règnera en moi). Un bonnet, une paire de gants et zou ! En avant Guingamps !



Pour monter de Lyon avec deux accolytes, Olivier et Nicolas, nous avons pris l'option train, option qui s'est avérée sympathique car on a eu droit à l'animation d'un skin qui nous narrait son appartenance à l'antifascisme et nous faisait partager son goût pour la musique punk des années 80/90...

Bref, le trajet effectué, nous voici dans l'arène ! C'est en effet impressionant tout ce monde  qui patiente dans ce palais des sport ! Wahoo... Les coureurs dorment, mangent, se préparent pour une édition qui promet d'être chaude et sous de bons auspices ! Nous commençons à voir les gens du club arriver, on se repose , on papote.







23h30, l'heure est venue de se rendre sur la ligne de départ, je me cale avec Nicolas, Laurent et Arthur avec qui je vais partager la course. Après une minute d'applaudissements, hommage émouvant au 13 novembre, le départ est donné à 00h00 pile (mon Strava me donne un départ à 23h, je suis en effet parti plus tôt pour doubler Cori mais on ne mange définitivement pas les mêmes burgers).






Devant, ça part très vite, nous choisissons de nous mettre dans un rythme plutôt tranquille avec comme idée d'appuyer à partir de Soucieu si tout se déroule bien.



Dès les premiers instants, l'ambiance est sympathique, je rencontre un gars qui a fait la 180 (l'aller-retour) accompagné d'un Marocain qui était venu pour faire cette course. Si j'ai bien compris, le gars avait commencé sa saison au Maroc et le Marocain venait la finir avec lui en France, un bel esprit et un bel échange ! Si quelqu'un le reconnait (Arthur Baldur si tu me lis ;) ).

On avance, on avance, mais c'est assez monotone, au point même de dire à un moment à Nicolas : "Bon, on a bien fait 4/5 km ?" et qu'il me répond  en rigolant : "On est plus autour des 10 !" Il faut dire que la traversée de la zone industrielle de Saint-Etienne n'est pas des plus agréables question panorama ! Nous commençons à nous engager dans les premières montées et tout se passe pour le mieux pour le moment, notre petit groupe de quatre se suit bien, Nicolas est endiablé et lance des vannes, bref, outre la monotonie, c'est assez sympathique.

Notre stratégie de course, élaborée avec minutie, nous fait sauter le premier ravitaillement et continuer notre chemin. En effet, à plus de 15 000 participants sur cette course, on sait que l'anarchie sera au rendez-vous de ce premier stop. Etant encore bien niveau munitions, nous traçons donc notre chemin en route pour Sainte-Catherine.

Une bonne partie du dénivelé se situe avant Sainte Catherine et pour le moment notre stratégie paye bien, le sol est cependant glissant et on commence à voir pas mal d'entorses sur le bas-côté, le temps est parfait et la chenille de lumière est impressionnante à voir. Chemin faisant, nous arrivons tout les quatre à Sainte-Catherine sans encombres et attendons ce ravitaillement avec impatience car l'eau commence à se faire rare et les ruisseaux qui courent le long de la course sont moins séducteurs que ceux de Belledone pour remplir sa gourde.


A notre arrêt, c'est la douche froide, on à l'impression d'être retourné en 40 à une distribution de rations de pain, ça gueule, on est trop nombreux, c'est la cohue devant les stands. J'arrive néanmoins à me frayer un chemin et là, à ma question : "Est-il possible d'avoir de l'eau ?", on me répond : "Je suis désolé, mais on a des problèmes de stock , on a de la Saint-Yorre et du Pepsi max. " What ?! Des problèmes d'eau ??? En un an et demi de trail et courses, c'est la première fois que j'entends ça. On est au 28e km sur 72, on est dans la première moitié du peloton, et y a plus d'eau ??? Comment dire... Je remplis mes gourdes alors, une de Pepsi max (ce qui va s'avérer être un tres mauvais choix car donner à son corps du Coca en lui faisant croire qu'on lui donne du sucre sans en avoir...) et une de Saint-Yorre (heureusement que vous étiez là Magalie !!!), je rejoins mes trois accolytes et on redémarre, non sans un certain remords contre l'orga pour cett petite déconvenue.


 Après une premiere partie de course plutôt agréable bien que monotone, la nuit en enfer  commence à se faire sentir. Cela commence pour moi par une illusion de crampes   s'apparenteront plus à des petites contractures pas trop gênantes, mais le plus grand mal est à venir environ 1/2km après le ravito : de grosses crampes d'estomac commencent à apparaître et là, c'est le début de la course au mental. les montées ne posent pas trop de problème bien quelles soient loin d'être olympiques, par contre j'ai l'impression de porter un alien dans chaque descente. J'en fais part à mes collègues et nous continuons notre route, pour moi en serrant les dents !

Dans une montée avant Saint-Genoux, nous pensons avec Arthur que Nicolas et Laurent sont devant, on essaye de les rattraper mais j'apprendrai après la course qu'ils étaient derrière et qu'il nous ont aussi attendus. Bref, avec tout ce monde, on s'est perdus !!! C'est fou !! La prochaine fois on prendra des talkies-walkies.

On continue donc tout les quatre, Arthur, moi et mes belles baskets, on papote et je m'aperçois alors que je n'ai toujours pas allumé ma frontale depuis le début ! Je viens de faire quasiment 40 km de nuit, dans les monts du Lyonnais et tout ca sans frontale ! On dit que Lyon est la ville lumière, on m'avait dit que c'était l'autoroute, qu'on y voyait comme en plein jour mais là j'avoue que c'est quand même énorme. Je ne vais l'allumer qu'à partir d'un sous-bois ou les cailloux fuyants se font trop nombreux et où je n'ai pas envie de perdre une cheville en 2015 comme en 2014 .
En continuant, Arthur me fait savoir qu'il a un peu mal au pieds (languette de la hoka trop courte), moi j'ai mal au ventre, nous formons une belle team d'éclopés. On arrive cependant à rester dans un rythme qui nous emmènera à Lyon avant 10 heures.




Sur la route toujours aussi monotone, ça commence à taper un peu pour moi, mes fidèles destriers Brooks ont presque 800 km, mais c'est le cas pour tout le monde. Je commence à voir autour de moi des visages dans le mal, j'ai même aperçu quelques petits vomitos. Au fur et à mesure de notre avancée, nous rejoignons Géant (Ludo), un autre membre de notre association, qui avance à son rythme avec le même objectif que nous, on va donc avec Arthur se greffer à lui. Moi avec mon mal de bide, Arthur et ses douleurs, bref, à trois on ne sera pas de trop. Peu avant Soucieu,  j'ai une petite baisse. Je fais part à Arthur et Géant de mon intention de ne pas m'arrêter sauf pour ravitailler. Ils décident alors de prendre quelques mètres d'avance pour pas être trop ralentis.

A la sortie de Soucieu, je m'arrête faire un petite pause évacuation d'eau et là, ca commence à aller mieux, j'ai les jambes, je me sens bien, mon bon moteur diesel est toujours d'attaque et je souris car si c'est comme ça tout le temps, on va rigoler en 2016... Je me lance donc à l'attaque de cette partie que je connais par coeur. Je ferai moins de 10 heures, je suis en forme et je pense pouvoir finir tranquillement. Dans un virage, je rencontre mon pote David qui n'est pas au mieux de sa forme ! Il a une tendinite et son genoux lui fait horriblement mal, je regarde ma montre, nous avons environ 2h45 pour les 18 km qu'il nous reste à faire. Je lui propose de finir en marchant, il me dit de continuer mon chemin mais je ne peux pas laisser un ami seul dans ce mal. Je décide alors de stopper ma course et de finir avec lui. Dans tous les cas, on sera finisher, que cela soit en 9h20 ou 10h30, cela m'importe peu, le plus important pour moi à ce moment là c'est que mon pote finisse et pas seul dans cet état.

Ben oui, l'esprit trail c'est ça aussi, on ne laisse pas ses copains au bord du chemin. Les derniers kilomètres sont durs pour lui, même en marchant. Peu avant Chaponost, on se fait rattraper par Arthur en premier qui me fait savoir que  son pied va mieux, et Ludo ensuite (ils vont finir , ça me met la banane). Je dis à David que s'il s'arrête à Chaponost, il ne repartira peut-être pas. On prend donc l'option de tracer jusqu'à la ligne d'arrivée, il nous reste 1h45, on sera à Lyon avant 10 heures si tout se passe bien, et j’espère que cela va le faire pour David, mais j'en suis sûr, il a le mental, on va finir.

Dans la descente de la Mulatière, on se fait rattraper par Djoul, Claire et Rimboud (des amis à moi) qui faisaient la dernière moitié en relais. Je suis content de les voir mais j'avoue que j'aurais aimé les voir passer la ligne (donc la passer avant eux...).

On passe le panneau 2km. David, dans un dernier effort, commence à courir dès qu'il peut, je l'admire même si je sais qu'il va payer cet effort. Je comprends sa mentalité et ne peux pas l'empêcher de faire ça, je cours donc avec lui, on passe les quais, le pont Raymond Barre, on y est ! La Halle Tony Garnier !




Ça y est, on passe sous l'arche, en 9h52... On l'a fait en moins de 10 heures.

On cherche la bière à l'arrivée, cependant malgré les multiples dessins de bières sur les panneaux 4 / 3 / 2e km, elle ne sera pas présente à l'arrivée. Je récupère mon tee-shirt que je croyais M jusqu'à chez moi où je m’aperçois qu'on ma donné un L...


Objectif rempli, on finit cette Sainté-Lyon en moins de 10 heures et j'ai respecté ma ligne de conduite, à savoir que je ne laisse pas de potes au bord du chemin.




J'ai eu l'occasion de croiser vite fait Aurélien de la team Saint-Yorre, avec qui j'ai papoté un petit peu, un chouette type ! Encore bravo pour ta course, tu as d'autres obligations sympathiques en cette fin d'année, bonnes fêtes avec ta famille et à bientôt sur une autre course.

Une édition riche en émotions, cependant cette course n'est pas pour moi, trop roulante, trop monotone, pas ma came, ça manque de crêtes, de montagnes, de saucissons au ravitos.

Bref un grands bravo à tous ceux qui ont fini cette course, bravo à Mélanie pour sa belle 3e place sur la Sainté Express ( format 44km )  aini qu'a bravo à Sébastien qui lui prend la 2e place chez les hommes , merci à mes 5 coéquipiers d'expédition, merci à TrailOutdoor69 pour cet esprit et cette asso qui déchire, et pour finir un grand merci à Saint-Yorre qui a dû en sauver plus d'un.

Prochaine étape, le Sancy, pour 30 km dans la neige en janvier.
Bonnes fêtes de fin d'années à tous.

lundi 9 novembre 2015

Lyon Urban Trail by Night en New Balance 890 V5

- Mathieu, tu le fais toi le Lyon Urbain Trail by Night ?
- Ben, c'est pas prévu. Pourquoi ?
- J'ai jamais couru plus de 10 kilomètres, mais je veux bien essayer si tu le fais avec moi...

C'était un appel de mon frère et me voilà inscrit sur le Lyon Urbain Trail by Night 13km. Je décroche alors mon téléphone et demande à un autre de mes frères de nous rejoindre ! C'en était fait, nous allions pour la première fois depuis que je cours faire une course en famille.



Le rendez-vous étant donné le 7 novembre à 20h15, il a quand même fallu montrer à ce vieux fou de frère à quoi il devait s'attendre. On a donc fait une petite reco de 8km 300d+ (les 8 premiers kilomètres du parcours) afin de le mettre dans le vif du sujet. Sans que cela ne m'étonne vraiment, il suit plutôt bien et n'aura pas de problème à enchaîner ces 13km 500d+.

On allait donc se revoir le 7 novembre pour cette petite virée familiale. Mon frère n'ayant pas de matos, je l'ai équipé de mon ancienne tenue et de mes bonnes et agréables GT2000 de Asics. Je me retrouve alors sans chaussures adaptées à ce type de sortie. Je me vois dans l'obligation de me rééquiper.

C'est alors que mon pote David me parle des 890V5 de New Balance (je posterai un test complet après le semi de Boulogne qui a lieu le 15 Novembre 2015). Je saute le pas et m'équipe, elles seront donc à mes pieds pour compléter ma tenue favorite de chez Cimalp (short v2 et manchons compressions) et mon tee-shirt de TO69 car on représente sur la course locale ! Faut pas déconner !!!



7 Novembre 20h15, on est là ! Le départ va être donné, on se marre, on a mis les bâtons fluo qu'ils nous ont donné en lunettes. On s'est mis à l'avant de la 3ème vague et c'est parti !

 

Dès le début, on rentre dans le vif du sujet avec la monstrueuse montée du télégraphe, celle qui te rappelle que tu as des mollets, qu'ils sont pas chaud, et que le trail urbain ça existe aussi.



On est sur la première partie du parcours qu'on connaît bien, le rythme est assez calme et la  température est idéale (environ 16/17°C). Le chemin avance le long du fort de Loyasse et les premiers bouchons commencent à apparaître dès la descente des escaliers qui longent la montée de l'Observance.

Cela commence à se délier dans la montée avant le fort de Vaise (et oui les côtes font ralentir les gens), ce même fort de vaise que je trouve toujours aussi agréable à traverser surtout en ce LUTbyNight. Des gens nous encouragent, on aura même droit à un petit ravito sauvage composé de gratons et de vin blanc ! Lyon powwaaa !


Les minutes passent et les kilomètres aussi, l'ambiance est toujours là , les gens sont contents. Certains sont habillés comme pour un ice trail (cuissard long, veste pour escalader le Mont Blanc, bonnet, et j'en ai limite vu un en moufles ! ). Ceux-là je ne les envie pas !!! Il fait tellement bon en tee-shirt et en short ! Le cadre est magique dans cette belle ville de Lyon, la ville lumière où on en prend plein la vue en longeant les quais !

Les quais sont courts et embouteillés avant de prendre les escaliers de la mort, ceux de la montée de la Sarra ! En temps normal, seuls quelques irréductibles Lyonnais arrivent à les "dresser" ("courir" en terme de runner). L'attente est interminable, les coureurs sont à l'arrêt, on voit le chrono s'échapper et avec ça tous nos espoirs de gagner une paire de Salomon ! Mais bon, on s'en remettra. Certains se demandent alors pourquoi ça n'avance pas, je leur dis qu'ils n'ont pas à s'en faire, que leurs cuissots ne vont pas refroidir ! 

Mon frère se met à chanter une chanson que j'ai ensuite longtemps fredonnée aux autres coureurs durant la suite de l'aventure (je m'en excuse). Cette chanson est... "Oh !... Oh !... Oh!... Jolie poupée !! ". Pourquoi ? me demanderez-vous. Seul lui le sait !


On parvient, après une attente d'environ 10 minutes, à s'engager sur ces escaliers. Tout s'explique, ce sont donc ces escaliers bien raides qui ralentissent les coureurs! On avance à très lente allure. En arrivant au palier qui relie les deux escaliers de la montée, je vois le Fan Club TO69 qui a pris place ici  : Thibault, Fanny, Marcel, Juan, Guigui... Ils sont tous là ! Je m'arrête pour attendre mes frères avec eux et prends les 2 secondes qu'il me faut pour boire mon demi de bière cul-sec.


Ça me fait plaisir de les voir et Guigui me propose de faire la deuxième partie des escaliers avec moi. Je dis à mes frères que je les attends en haut et je suis mon Guigui à une allure sympathique. Une fois arrivés, à peine le temps de discutailler avec Guigui qu'ils arrivent à notre hauteur et on se remet en route direction la piste de la Sarra ! Cette même piste qui voit nos cuissots lyonnais chauffer quand on veut faire du dénivelé ou préparer des KV. Celle-ci même qui quelques années auparavant servait de piste de ski l'hiver !


Et bien ce soir, je la surnomme la piste de la savonnette. A peine engagés dedans, on a l'impression de faire du ventrigisse. J'avoue que les chaussures ne sont pas adaptées, mais après le passage du 26 et celui des 1000 premiers du 13, c'est pire que les tranchées. On est comme sur un sol qui vient d'être mopé !

On descend, on s'engage, on rigole, et ce qui était alors prévisible arriva ! J'ai fait une belle glissade qui a laissé un beau souvenir à mon short et à mon popotin.
La montée quand à elle est agréable car on voit toutes ces frontales descendre et ça, c'est le LUTbyNight (un avant-goût de la Sainté-Lyon).

Nous voilà donc arrivés entier au premier ravito, les frangins sont toujours opés, ils ont toujours la patate, et on se marre à fond ! On s'engage donc sur la partie inexplorée pour mon frère, les beaux escaliers de Nicolas de Lange qui nous emmènent à la montée Saint Barthélémy où il y a un bon paquet de supporters. Cette ambiance est vraiment unique et top pour ce cadre magnifique !

On continue donc à allure tranquille, un des frères commence à fatiguer mais il s'accroche. On monte Choulan, la fin est bientôt proche. La fatigue commence à bien se lire sur les visages. En haut de Sainte Irénée, les coureurs du 26km nous rejoignent sur le parcours pour finir cette course ensemble !

La fin se rapproche mais il reste un dernier obstacle avant d’accéder au Graal du LUTiste. En effet, afin de ne pas accéder trop rapidement au ravito et aux bananes, l'organisation nous redonne un petit tour de Montée du Télégraphe. Je commence donc ma montée tranquillement, et là je rencontre Phillipe Bidard (figolu) qui était sur le 26km. Il est dans le rouge, il me dit qu'il a ruiné le dernier ravito car il a fait une hypo. Je lui propose de monter avec lui, il accepte. Je redonne alors un coup de jus afin de monter à bonne vitesse, laissant mes frères derrière. Je les attendrai en haut de la montée. J'essaye de le remotiver pour qu'il ne lâche rien avant la fin et reste avec lui jusqu'en haut, où je le laisse continuer, en espérant l'avoir aidé de mon mieux !

Je vois alors un des espagnols, le bon Arnau. Qu'est-ce qu'il m'impressionne ! Il est vachement bien, il a fait une progression monstrueuse depuis que je le connais (certains diront que c'est grâce à l'affaire des steaks ! Mais bon... ). Je l'accompagne un peu aussi, histoire de... Puis j'attends mes frères qui arrivent quelques instants après !


Nous voilà à Fourvière ! Ça y est, il ne reste plus rien à faire ! On l'a fait, enfin ils l'ont fait, car pour moi c'était du local. Je suis super content car ils sont ravis de leur temps ! 1h38, au top !

Un de mes frères essayera même de sprinter à la fin mais c'était sans compter sur les grandes réserves que j'avais. Le fourbe, il ne m'a pas eu :).

Résumons donc ce LUTbyNight : le trail peut être une affaire de famille, on s'est bien marrés, on a bien chanté, et on en a pris plein les yeux ! Une superbe soirée avec en prime une petite rencontre finale avec Sylvain Garde (chapeau l'artiste).

Félicitations à tous les copains de TO69 qui étaient sur la course et à la team Pizza (elle se reconnaîtra). J'ai loupé l'occaz de voir Pierre et Muriel de la team Saint-Yorre et Nono de marseille mais bon, on aura d'autres occasions j'espère !

Merci à Saint-Yorre pour la récup, à Cimalp pour la tenue, à Lyon Ultra Run pour l'orga, à mes frangins pour ces barres de rire, et à TO69 pour l'entraînement qui m'a permis d'enchaîner le lendemain sur la balade champêtre en Chartreuse.